Graphothérapie

La graphothérapie, discipline inhérente à la graphologie, correspond à la rééducation du geste graphique.

Son cheminement est indispensable pour gagner en fluidité, en confort d’écriture, en lisibilité et en rapidité.

Qu’est-ce que la dysgraphie ?

La dysgraphie est un désordre affectant le geste de scription dans son aisance, sa lisibilité ou sa rapidité et qui se détecte à partir de 6-7 ans environ. Cette déficience de l’écriture ne s’accompagne d’aucun trouble neurologique ou intellectuel. Elle peut devenir source d’une grande anxiété pouvant s’aggraver lorsque l’enfant est sujet à des reproches. Ceux-ci déclenchent un état de stress qui peut conduire l’enfant vers une situation de blocage, voire d’échec scolaire.

Bilan graphomoteur

Le bilan graphomoteur dure environ 1h30 (échange avec les parents et l’enfant + passation de tests). Il permet d’établir un diagnostic délivré oralement ou sous forme d’un rapport écrit (sur demande).

Le bilan rédigé est un document officiel pouvant être adressé aux professionnels concernés (médecins, spécialistes, thérapeutes…).

Suite à ce bilan graphomoteur, un plan personnalisé de remédiation est proposé. Il conviendra alors de prévoir plusieurs rendez-vous (variables selon le type de dysgraphie) à un rythme d’une séance hebdomadaire.

Séances

Lors d’une séance, je tiens compte des petits signaux que m’envoie le patient à travers sa posture, l’acte d’écriture, sa motricité graphique ou encore son comportement global. Grâce à ces indices, chacune de mes interventions est ciblée, personnalisée et toujours dans la bienveillance.

Selon le programme de rééducation proposé, plusieurs séances seront nécessaires : pour atteindre le chemin de la réussite et du plaisir d’écrire, elles seront à programmer en tenant compte de la progression de l’enfant.

Les étapes de la rééducation

La prise en charge est individuelle et personnalisée. Les séances durent 45 minutes (+ 15 minutes d’échange avec les parents).

Des activités variées et ludiques aideront à retrouver progressivement le plaisir d’écrire :

  • Exercices de détente-relaxation : c’est une bonne manière de commencer la séance. Elle permet de débuter le travail de rééducation qui deviendra plaisir et ainsi l’enfant retrouvera progressivement l’aisance du geste.
  • Travail sur les postures : techniques favorisant la bonne prise en main de l’instrument graphique (tenue du crayon, progression de la main, équilibre et stabilité du corps).
  • Exercices gestuels et graphiques sur les formes de base, les tracés de lettres, les liaisons…

Le nombre de séances est variable et sera défini à mesure des progrès de l’enfant (5 à 10 séances en général).

La réussite de la thérapie dépendra de plusieurs facteurs favorables :

  • Relation de confiance, bonne humeur et adhésion totale de l’enfant et de sa famille
  • Implication : selon les cas, des exercices simples et ludiques peuvent être donnés à faire à la maison, entre deux séances – dans un lieu calme, sans perturbation extérieure.
  • Régularité des séances
  • Echange régulier et constructif, dans l’intérêt de l’enfant, avec les autres professionnels concernés (enseignant, orthophoniste, psychomotricien, psychologue…).

L’objectif est atteint lorsque l’écriture est devenue lisible, le geste a gagné en aisance et suffisamment rapide pour satisfaire aux attentes notamment liées à la scolarité.